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Eczéma de l'enfant : ce qui change en été

Publié le 1 août 2026

L'été n'interdit rien à un enfant eczémateux. Le soleil est permis, à condition de protéger la peau.

L'été ne demande pas d'interdire quoi que ce soit à un enfant qui a de l'eczéma. Le soleil n'est pas restreint, à condition d'assurer une photoprotection. Les activités physiques ne sont pas limitées non plus. Ce qui change vraiment, ce sont la chaleur de la chambre et la surveillance des surinfections.

Le soleil est-il interdit ?

Non. En été, le soleil n'est pas restreint, sous couvert d'une photoprotection.

C'est l'inverse de ce que beaucoup de parents comprennent. L'enfant n'a pas à rester à l'ombre toute la journée.

Et les activités physiques ?

En général, il n'y a pas de restriction.

Un enfant qui a de l'eczéma peut courir, nager et jouer comme les autres. Le priver de sport n'améliore pas sa peau.

Comment l'habiller quand il fait chaud

Il faut éviter les textiles irritants en contact direct avec la peau. Le coton et le lin sont préférables.

L'habillement doit être ample et pas trop chaud, pour éviter la transpiration.

C'est un point souvent négligé en été : c'est la sueur retenue contre la peau qui gêne, plus que la chaleur elle-même.

Faut-il supprimer des aliments ?

Non. Il n'y a pas de contrainte alimentaire ni de régime particulier.

La seule exception est une enquête allergologique positive, c'est-à-dire un bilan qui a identifié un aliment précis.

Retirer du lait ou des œufs « au cas où » n'est pas un traitement de l'eczéma.

Ce qui compte la nuit

La chambre doit rester à température fraîche.

Il ne faut pas trop couvrir l'enfant la nuit. La chaleur accumulée sous les draps entretient les démangeaisons.

C'est souvent le changement le plus utile en période de forte chaleur.

Le risque à ne pas manquer : la surinfection

Il faut se méfier des surinfections par le virus de l'herpès.

Le contact avec une personne qui a une poussée d'herpès visible est à éviter.

Une poussée d'eczéma inhabituelle, qui ne ressemble pas aux précédentes, doit faire consulter en urgence.

Et l'hiver, pour comparaison

Le conseil s'inverse. Par temps froid et sec, il faut augmenter les applications d'émollients.

Comprendre cette différence évite de garder toute l'année la même routine, alors que la peau ne subit pas la même chose.

Ce qui ne change pas

Les vaccinations se poursuivent normalement. Il n'y a pas de contre-indication aux vaccins ; on vaccine en peau saine.

Il faut aussi éviter l'exposition au tabac, en toute saison.

Des mesures contre les acariens et le pollen restent utiles chez les enfants concernés.

La régularité des soins de peau reste la base du traitement, quelle que soit la saison.

Quand consulter un médecin

  • Une poussée inhabituelle, différente des précédentes : consultation en urgence.
  • Des lésions qui suintent, qui deviennent croûteuses ou douloureuses.
  • Un enfant fébrile avec une poussée d'eczéma.
  • Un eczéma qui empêche de dormir malgré le traitement habituel.

Questions fréquentes

Faut-il éviter la piscine et la mer ? Il n'y a pas de restriction générale aux activités physiques.

Faut-il mettre de la crème solaire ? L'exposition est permise sous couvert d'une photoprotection.

Faut-il continuer les émollients en été ? Oui. C'est en hiver qu'il faut en augmenter les applications, pas les arrêter l'été.

Sources

  • La dermatologie facile aux ECNi — fiches de synthèse (CEDEF) — Dermatite atopique — conseils et recommandations, mode de vie

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Cet article est une information générale et ne remplace pas une consultation. En cas de symptôme, consultez un médecin.

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